Jeux de NUPES

Tout semble se passer comme si Macron, après voir foutu le bordel dans sa chambre en 2024, demande toujours à ses sujets de la ranger. Avec ses lunettes de caïd d’opérette, il continue de faire semblant de jouer à Jupiter. La presse nationale salue la prouesse, la presse internationale s’en amuse, mais là n’est pas le propos.[1]

La situation présente de la France s’inscrit dans la défaite de l’Occident. Celui-ci, complètement désorienté, muré dans un présent perpétuel, ose encore proclamer « aujourd’hui qu’il représente la démocratie libérale ». Il n’a pas vu le temps passer, les mouches voler et son emprise sur le monde se déliter. Emmanuel Todd précise l’étendue du désastre : «  dans son noyau dur anglo-américano-français, qui a effectivement inventé la démocratie libérale, celle-ci périclite »[2].

L’autoritarisme libéral n’a plus aucune mesure. Le retour de Trump stupéfie la plus grande part des dirigeants européens et les médias à leur service répètent des propos stupéfiants. L’ennemi désigné, pour l’Occident qui s’affole, c’est « l’autre », sous ses appellations caricaturales : « antisémites », « extrémistes », « gauchistes », « islamistes », « wokistes ».

La France est à la pointe de l’affolement et de la démesure. Elle rétablit la « loi des suspects » et le « tribunal populaire » quotidien. Bon ! C’est d’abord un tribunal médiatique incarné par les chaînes et les stations d’intox, des gardes à vue publiques (« Condamnez-vous ? Que répondez-vous ? Vous réjouissez-vous ? »). Quant à l’Etat français, il décide de classer dans l’extrême gauche sa principale opposition de gauche. Telle est en France désormais la conception de la liberté d’expression : traiter d’antisémites celles et ceux qui dérangent.

Jeux électoraux

2022 : En proposant sa candidature au poste de premier ministre, Jean Luc Mélenchon réalisait un joli coup de poker médiatico-politique. Il prenait de court La Pen et le Macron et se mettait au centre des débats médiatiques. Il épatait même Emmanuel Todd : « L’offre de la Nupes est simple et s’adresse à l’ensemble des classes sociales menacées par la destruction de l’État social, dont implicitement la majorité des électeurs du Rassemblement national  : « Si vous voulez défendre vos intérêts de classe, votez pour nous. » [3]

Mais Mélenchon n’avait vraisemblablement pas imaginé ce que dévoilait aussitôt Jean François Kahn : « les électeurs macronistes feraient spontanément barrage » à la FI. Assez lucide, le commentateur sous-titrait son article : Le double rejet opposé à Macron et à Mélenchon, qui a profité au RN, entraîne un séisme politique : la majorité n’existe plus.[4]

2023 n’a pas commencé le 7 octobre. Le 4 mai, l’Assemblée Nationale rejetait, par 199 voix contre 71, une proposition de résolution du groupe GDR « associant Israël à un « régime d’apartheid ». Beaucoup d’absences ce jour-là. La majorité était incarnée par les droites plurielles, unanimes pour le soutien sans faille à l’image de l’Israël. En revanche, la NUPES commençait de se déliter : GDR et LFI votaient pour la proposition, et seulement 8 écologistes. Quant au PS, il regardait déjà ailleurs. Seul Jérome Guedj était présent et votait déjà avec les droites contre la proposition. Selon lui, l’usage du mot apartheid revient à « racialiser » et « essentialiser » le conflit entre Palestiniens et Israéliens en le « transformant en un conflit entre les juifs et les arabes, voire entre les juifs et les musulmans ».

« Comment pouvez-vous soutenir un texte qui tombe si ouvertement dans l’antisionisme ? » demandait Horreur Bergé qui était encore dans la mesure. Elle ne suivait pas encore Julien Odoul qui fustigeait, lui, un texte aux « relents antisémites »[5]. Le RN semblait depuis longtemps reprendre sans rechigner toutes les accusations du CRIF. Richard Prasquier, son ancien président, dénonçait, dès le 28 juillet 2022, d’« éventuelles pensées ou arrière-pensées antisémites »[6]. Le texte était menaçant quoique tout en nuance : « Il n’est pas indifférent que parmi les signataires communistes ou apparentés, une majorité soit originaire des Antilles, de Guyane ou de Polynésie ». Il allait même jusqu’à menacer le pourtant conciliant Parti Socialiste[7]. En résumé, il s’agissait déjà d’exiger de l’Assemblée Nationale la confirmation de son allégeance sans limite à la cause israélienne.

Bref, c’était une répétition des discours qui seront dominants à partir du 7 octobre.

2024 : Elections européennes : défaite de la bande à Macron qui se croit obligé de dissoudre pour faire plaisir à Bardella. Malgré cette mise en cause permanente de LFI, le NFP remplace la NUPES. Le PS reprend des couleurs parce qu’il fait semblant de jouer le jeu de l’union de la gauche, mais rejoint en réalité le front anti-LFI. Dès 12 juin, La Dépêche a une pensée « pour les Insoumis qui n’ont pas vu le piège tendu par le PS notamment », et pour qui « les ennuis ne font peut-être que commencer. » [8]

La victoire du NFP en termes de sièges était trompeuse à double titre.

En termes de vote populaire d’abord. Au second tour, il culmine à 7 004 725 voix, derrière le RN à 8 744 080, mais devant la « Majorité présidentielle » à 6 313 808.

Entre les deux tours, la « Majorité présidentielle » a perdu 111899 voix, le RN 635012, LR, 631516 et le NFP… 1 990 501, puisqu’au 1er tour, il talonnait le RN avec 8 995 226 contre 9 379 092.

Le double barrage RN et LFI a fonctionné. Le premier était proclamé, le second, pratiqué à la demande des partis de droite, et de certaines instances du PS qui y avaient intérêt. Les « Divers droite » ont gagné 826 03 voix et le groupe « Socialiste et Apparenté a entamé sa « remontada »  avec 62 parlementaires (279 en 2012, 28, en 2017 et 27 en 2022)

En termes de sièges, ensuite, on pouvait aisément deviner les alliances à venir. Toutes les droites ou presque avaient vocation à gouverner avec la « Majorité présidentielle », en cherchant seulement à se faire désirer (Barnier). Mais depuis la NUPES déjà, une partie notable de la direction du PS visait à faire défaut à une coalition sous l’influence de LFI. Si François Groland a voté une première motion de censure, c’est qu’il pensait que le RN ne la voterait pas.

Jeux médiatiques

La fonction des instances médiatiques et sondagières est liée « à la branche proprement spectaculaire de la vente, de l’entretien et de l’éloge des marchandises »[9], donc à la promotion de ce que toute la classe dominante veut mettre en avant.

La majorité des médias privés appartiennent à des milliardaires. Ceux de l’audiovisuel « public » sont au service du gouvernement, mais certaines de leurs vedettes gardent leur personnalité : elles veulent, soit montrer leur fidélité envers leurs anciens maîtres socialistes ; soit ne surtout pas insulter des vedettes d’extrême droite qui pourraient accéder au pouvoir et privatiser leur maison. Beaucoup étant proche du « Printemps républicain » ont d’ailleurs une tendance naturelle à comprendre les priorités des extrêmes droites (Naulleau et Zemmour ont pris leur essor sur le sévice public). Ainsi, la concurrence est féroce entre les commissaires politiques CNews et de France Intox (Inter et Info) pour tenter de maltraiter des individus appartenant à la France Insoumise.

Quant aux prétendus « instituts » de sondages, « toutes les données produites appartiennent à la personne (morale ou physique) acheteuse. La manière dont sont utilisées ces informations, dont elles sont – ou non – exposées et diffusées est donc une décision qui revient en dernière instance aux client-es. »[10] Sans porter un jugement sur la qualité de ces données, il apparaît clairement seuls sont publiés les sondages qui servent l’intérêt des clients ou l’entretien du spectacle.

La collaboration entre ces deux instances (médiatiques et sondagières) est remarquable. C’est le clou de la politique-spectacle aujourd’hui. Elle peut encore produire des hallucinations politiques, même si beaucoup s’en lassent et vont voir ailleurs.

Leur cahier des charges leur impose de désigner un ennemi et de le harceler sans cesse. L’ennemi intérieur, c’est d’abord la France Insoumise, puis quelques écolos qui n’ont pas la sagesse de Jadot. L’ennemi extérieur, c’est globalement ce qui est à l’est de l’Europe, à l’exception de l’Israël qui est ami, un avant-poste contre l’Asie(…) l’avant-garde de la civilisation contre la barbarie »[11].

Jeux de guerre

Ce sont des jeux auxquels aiment à se livrer nos chaînes et nos stations d’intox, ainsi que quelques partis politiques pour qui la guerre reste « la santé de l’Etat ».

Côté médias, la palme revient sans conteste à LCI qui, depuis 2022, à grand renfort de généraux et de colonels à la retraite, annonce régulièrement la nouvelle offensive victorieuse de l’Ukraine. Un pas de plus a été franchi avec la réaction de l’Israël à l’attaque des Palestiniens, le 7 octobre 2023. Le « deux poids, deux mesures » a été officialisé et l’indignation à géographie variable a été banalisée. Là, toutes chaînes et nos stations d’intox se sont déchaînées dans un soutien sans réserve à ce qu’elles appellent parfois « l’Etat hébreux ».

Un pas plus grand encore a été effectué avec les réactions de l’Iran à son agression par l’Israël et les Etats Unis. Le « deux poids, deux mesures » est devenu carrément démesuré. On cite, en les savourant, les « éliminations ciblées » de plusieurs dirigeants, sans trop s’attarder sur les victimes collatérales (c’était déjà le cas avec la première « éradication du Hezbollah » par l’Israël tout seul comme un grand). Et on déplore gravement les quelques dégâts que l’Iran et ses alliés ont pu provoquer sur le territoire israélien.

Côté politique, si Trump se prend pour Superman, Glucksmann se prend pour Batman et n’en finit pas de vouloir détruire l’URSS.. Mais il n’est que le plus emblématique de ces fauteurs de guerre qui croient savoir quelles guerres sont justes. La concurrence est rude avec Attal, Bardella, Bergé, Braun-Pivet, Ciotti, Guedj, Hollande, Retailleau, Wauquiez… Tout ce monde là approuve l’agression en Iran de l’Israël et des Etats Unis, car la démocratie est si fragile qu’il faut la répandre sur la planète par la force des armes si nécessaire.

Trump vient d’inventer le « Détroit de Trump »[12]. C’est le genre de sorties qu’affectionnent les commentateurs professionnels : bluff ?dérapage ? ironie ? Ou, plus vraisemblablement, cherche-t-il une sortie honorable ?

L’Israël et les Etats Unis sont toujours persuadés d’avoir « le dessus » parce qu’ils seraient « les riches les Établis les États bien les États munis », comme le disait Marc Favreau dans Le fier monde. [13]

Mais les choses ont changé depuis 1975. Trump et Netanyahou ont pensé (ou simplement imaginé) mettre échec et mat l’Iran en éliminant quelques pièces maîtresses. Ils devaient sans doute avoir entendu dire (Trump, ce n’est pas certain) que l’origine du jeu d’échecs était attribuée aux Perses. Mais avaient-ils pu envisager que les Perses contemporains s’étaient mis au jeu de go ?

L’Israël et les Etats Unis se sont lancés, au nom de l’Occident, dans une guerre génocidaire et suicidaire. La seule question à se poser est : lequel des deux a entraîné l’autre ? Les Etats Unis (Emmanuel Todd, auteur en 2024 de La défaite de l’occident) ou l’Israël (John J. Mearsheimer, le co-auteur en 2007 du livre Le lobby israélien et la politique étrangère des États-Unis).

« Tout est insensé dans ce qui se déroule sous nos yeux. Les agresseurs, qui se présentent en victimes, ne prennent même plus la peine de s’encombrer de propagande pour emporter l’adhésion populaire à une guerre qui affectera pourtant, profondément et durablement, les populations occidentales dans les années à venir. Ils font ce qu’ils veulent, pour la simple et bonne raison quils peuvent le faire, et parce que nous les laissons faire»[14]

Conclusions provisoires

Manière de diversion ou divertissement, le 28 mars 2026, les quatre chaînes d’intox ont diffusé en direct la venue du nouveau pape à Monaco. Monaco, c’est bien ! Une monarchie héréditaire qui n’a rien à envier aux « monarchies du golfe », question exilés fiscaux, notamment. La langue officielle est le français, nom de dieu ! Son prince partage le pouvoir législatif avec un « Conseil national » qui ne compte que 24 membres et un « unique groupe parlementaire, celui de l’Union nationale monégasque ». L’immigration y est massive, prépondérante, mais  bien acceptée, choisie et européenne (les monégasques de souche ne sont que 9262 sur une population de 38423 en 2024)[15]. Aucun danger d’une quelconque gauche, encore « radicale ». Parmi les mal-pensants ayant obtenu une certaine notoriété : Léo Ferré et Armand Gatti (mais tous les deux morts en exil).

Mais revenons à notre sujet initial : cette Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale qui, comme le Nouveau Front Populaire, avait été formée à l’initiative de la France Insoumise. Selon les commentaires, elle avait réuni, ou semblé réunir, « des gauches irréconciliables »[16].

Aujourd’hui, les héritiers de la « gauche de gouvernement » cherchent, en politique intérieure, à incarner la position de Manuel Valls en 2016. Le problème, c’est que cette gauche-là a vraiment gouverné depuis le début du siècle, sous différentes figures de la « sarkhollandie ». Ces figures ont mis en scène le spectacle de leur diversité et parfois même de leurs divisions assez factices. Cette gauche là est donc devenue « ce grand cadavre à la renverse » dont BHL avait fait le titre d’un livre en 2007. Il l’avait écrit pour dénoncer la gauche qui ne lui plaisait pas, celle qui n’était pas assez atlantiste, pas suffisamment pro-israélienne, et, accessoirement pour justifier son ralliement à Nicolas Sarkozy. Ce « concept » de « gauches irréconciliables », qui était censé discréditer la gauche sociale, a été le véhicule de la « gauche de gouvernement » pour glisser à droite et devenir cette gauche sinistre et sinistrée, à un point tel que François Hollande n’a pas oser représenter en 2017.

En politique extérieure, le PS a toujours été pro-israélien, plus que les droites gaullo-chiraquiennes qui ne le sont devenues qu’avec Sarkozy « l’Américain » (comme il aimait se présenter)[17]. Pour des raisons évidentes, les générations européennes qui sont nées dans les 50 jusqu’aux années 70 ont été élevées dans l’empathie pour « le petit Etat hébreu, assiégé par des Arabes ». Une façon de réparer les fautes qu’avaient pu faire leur ascendance, par action ou aveuglement. Mais pourquoi l’Occident a-t-il attribué aux populations juives d’Europe un territoire peuplé d’Arabes, et qui selon le droit international appartenait aux Arabes ?

L’ONU a certes reconnu l’existence de l’Etat d’Israël, mais dans des frontières que cet Etat n’a jamais acceptées. C’est l’Israël qui s’étend « de la mer au Jourdain » pour l’instant.

Une évidence semble avoir échappé aux vainqueurs de la deuxième guerre mondiale qui allaient entamer la décolonisation. Les dirigeants sionistes n’avaient fait mystère de leur projet de colonisation. La création de l’Etat d’Israël était pour l’Occident une réparation, mais serait forcément perçue par le reste du monde comme une nouvelle colonisation pendant la décolonisation, et un bouleversement de l’équilibre dans les régions concernées.

Les jeunes générations n’ont pas hérité de l’empathie pour cet Etat devenu (avec le soutien sans limite jusqu’à présent des gouvernements états-uniens) une puissance nucléaire et technologique, capable d’exécutions plus ou moins « ciblées ». Aussi, les jeunes générations, en Europe comme aux Etats-Unis, même dans la population juive (et malgré la puissance de lobby pro-israélien) ont commencé à éprouver de l’empathie pour les populations victimes de ces deux puissances associées.

Ajoutons que le soutien à l’Etat d’Israël est aussi, pour beaucoup, une admiration pour un pays où il est tout à fait normal d’exprimer sa haine envers les Arabes.

Même si Trump finit par renoncer à écraser l’Iran tout en disant qu’il a gagné, cette guerre lancée en commun laissera des traces. Que fera Netanyahou s’il n’est pas éliminé par les siens ? Déjà les pertes humaines sont importantes et les dégâts écologiques irréparables à moyen terme.

Et les gouvernements européens ont déjà décidé de faire payer à leurs populations le prix de l’économie de guerre.

 « L’union de la gauche » sauce PS, c’est l’union sans LFI. Et cette union sera prête à s’engager pour la défense de l’Israël et de l’Occident. En politique intérieure, elle est de moins en moins sociale et considère avec le « bloc central » que la prospérité des grandes entreprises passe avant le niveau de vie des classes populaires, et qu’il ne faut pas s’obstiner à bloquer les prix, par exemple.

Les partis de gauche, hors LFI, sont très divisés sur la conduite à tenir : se rapprocher de LFI ou du « bloc central », qui se prend toujours pour le « cercle de la raison ». Pour être plus précis, leurs directions actuelles sont très opposées à tout accord avec LFI pour les raisons propagées par les médias. Leurs bases électorales le sont beaucoup moins.

LFI devra suivre son chemin (cessez-le-feu, guerre à la guerre, blocage des prix..) et donc faire sans, et même contre, cette «union anti-LFI » qui prêchera la raison, la modération et l’austérité ; et, pour cela aura la faveur des médias. Si la proposition de loi Yadan est votée, elle pourra même imaginer (mais pas trop quand même) une accession au second tour. Les va-t-en-guerre viendront même à espérer que la guerre permettra à Macron de se maintenir au pouvoir en reportant l’élection à une date plus propice pour eux.

« Nous ne voterons plus PS ! », disait Ruffin, cité dans le livre de Johanna Silva en 2024[18]. Aujourd’hui, il ne le dit plus. Depuis, il s’est abouché avec Glucksman, s’est inscrit à une primaire dont il s’est déjà affranchi. Désormais, il dit « Nous Président ». Mais ce que nous disent spontanément les gens dans les quartiers populaires de Bagnolet, c’est bien« Nous ne voterons plus PS ! ». Pourtant, ils ne se sont pas vraiment mobilisés aux municipales (55,20% d’abstention au 1er tour, 52,18 au 2ème tour). Et ils ne savaient même pas qu’à Strasbourg ce PS s’est allié à la droite !

Ne soyons pas généreux avec le sang des autres.


[1] https://www.lefigaro.fr/international/peuvent-elles-sauver-l-occident-la-presse-etrangere-s-amuse-des-lunettes-aviateur-d-emmanuel-macron-20260122?utm_source=firefox-newtab-fr-fr

[2] La défaite de l’Occident  (2024)

[3] « Le succès de Mélenchon à réunir la gauche m’a épaté. Mais il nous oblige surtout à regarder d’un œil neuf (et schématique, je m’en excuse, l’histoire avance vite) l’offre politique de ce second tour. »

Il y a : 1) le macronisme, dont le programme est la destruction de l’État social. En face, principalement, il y a : 2) un rassemblement de la gauche, la Nupes, dont la priorité est la conservation de l’État social. Il y a aussi 3) un acteur moins important, à ces législatives, le Rassemblement national, qui dit vouloir protéger l’État social mais tient à en exclure certains Français de confession musulmane et certains travailleurs immigrés non-citoyens.

Le choix des électeurs populaires du RN va décider du résultat.

L’offre de la Nupes est simple et s’adresse à l’ensemble des classes sociales menacées par la destruction de l’État social, dont implicitement la majorité des électeurs du Rassemblement national : « Si vous voulez défendre vos intérêts de classe, votez pour nous. » Marianne (17/06/22)https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/emmanuel-todd-detester-les-arabes-ou-proteger-sa-retraite-lelecteur-rn-va-devoir-faire-un-choix

[4] Dans le Point du 23 juin 2022, il écrit « les électeurs macronistes du premier tour, tous les discours anti-extrémistes oubliés, ont fait spontanément barrage aux candidatures du bloc mélenchoniste en votant souvent massivement pour l’extrême droite. Le report de suffrages est parfois impressionnant… » 

[5] Toutes ces dernières citations sont extraites de l’article de LCP du 4 mai 2023 : https://lcp.fr/actualites/l-assemblee-rejette-une-proposition-de-resolution-associant-israel-a-un-regime-d

[6] https://www.crif.org/articles/contributions/2022-07-28/le-billet-de-richard-prasquier-une-resolution-anti-israelienne-a-lassemblee-nationale/

[7] « Quant aux socialistes, ils n’apparaissent pas parmi les signataires et un de leurs membres, Jérôme Guedj, a fortement protesté. Mais ces protestations, je ne les ai pas entendues de la bouche de Olivier Faure, ce qui laisse pressentir qu’il a vraiment acté la fin du parti socialiste, le parti de Jaurès et de Blum, au profit de son ersatz nupiste. »

[8] https://www.ladepeche.fr/2024/06/12/decryptage-front-populaire-les-dessous-du-piege-tendu-a-lfi-12011587.php

[9] « Les cadres sont aujourd’hui la métamorphose de la petite bourgeoisie urbaine des producteurs indépendants, devenue salariée. Ces cadres sont, eux aussi, très diversifiés, mais la couche réelle des cadres supérieurs, qui constitue pour les autres le modèle et le but illusoires, tient en fait à la bourgeoisie par mille liens, et s’y intègre plus souvent encore qu’elle n’en vient. (…)  Leur fonction économique est essentiellement liée au secteur tertiaire, aux services, et tout particulièrement à la branche proprement spectaculaire de la vente, de l’entretien et de l’éloge des marchandises, en comptant parmi celles-ci le travail-marchandise lui-même. »

[10] Hugo Touzet, Produire l’opinion (2025)

[11] Theodor Herzl, L’Etat juif (ou des Juifs) (1896)

[12] https://www.bfmtv.com/international/moyen-orient/iran/video-iran-il-faut-rouvrir-le-detroit-de-trump-pardon-d-ormuz-ironise-le-president-des-etats-unis_VN-202603270875.html

[13] « Ceux qui ont le dessus sont drôlement bien c’est les États riches les Établis les États bien les États munis ». (…) « (Le fier monde, 1975)

[14] https://elucid.media/democratie/les-etats-unis-et-israel-nous-entrainent-dans-une-barbarie-suicidaire

[15] https://archive.wikiwix.com/cache/?url=https%3A%2F%2Fwww.imsee.mc%2FPopulation-et-emploi%2FRecensement-de-la-population%2FInfographie-2024

[16] « il y a des positions irréconciliables à gauche et il faut l’assumer (…) Moi, je ne peux pas gouverner avec ceux qui considèrent (…) que Manuel Valls, c’est pire que Jean-Marie Le Pen ». https://www.franceinfo.fr/politique/manuel-valls/manuel-valls-il-y-a-des-positions-irreconciliables-a-gauche-et-il-faut-l-assumer_1317197.html

[17] https://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/30/wikileaks-nicolas-sarkozy-l-americain_1447153_3210.html

[18] L’amour et la révolution : « Je propose qu’on termine sur un serment. Levez la main droite, et mettez la main gauche sur le cœur. Nous ne voterons plus PS ! »

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